Tagliatelles carbonara

MMMM…. et rapide en plus

15 min chrono à la condition d’avoir des restes de jardinière ou un bocal de petit pois carottes.
Dans mon frigo, il me reste un bol de jardinière (dans celle-ci il y a des petits pois, des carottes et des navets jeunes) et 5 tranches fines de lard fumé.
Dans une poêle, je fais revenir un oignon rouge émincé avec un trait d’huile d’olive. Lorsqu’ils sont translucides, j’ajoute le lard découpé en morceaux d’environ 1 centimètre. Une fois que le lard prend une légère coloration dorée on ajoute la jardinière. Garder le jus ! Quand le tout est bien chaud, déglacer avec le jus mis de côté puis ajouter un trait de crème fleurette pour lier le tout. C’est à la convenance de chacun mais il n’est pas nécessaire de charger en crème. Il en est de même pour le traditionnel jaune d’oeuf, entre crème, lard et pâte, le plat est déjà très riche donc il n’est pas indispensable mais il y a toujours des inconditionnels.

Pour une version avec bocal ou conserve, il est préférable de les faire réchauffer au préalable dans une casserole avec un brin de thym et un peu d’huile d’olive histoire d’ôter le goût du jus de conserve qui couvre le reste.

Servir le tout sur des tagliatelles al dente et régalez-vous !

La gerbe d’or – Loches

Pfffff, et un de plus !!

Et oui encore un attrape-touristes ou le cadre et la décoration sont bien mieux soignés que les clients et ce qu’il y a dans leurs assiettes. C’est pas parce qu’on a vu tous les master chef qu’on est bon en cuisine ou en création.

Le week-end précédent étant relativement chargé, je m’oriente plus volontier vers des plats moins gras, en apparence en tout cas. Mille-feuilles d’aubergine et fromage de chèvre. Rien ne présageait de l’horreur qui allait se présenter devant moi. Il s’agissait de 3 rondelles d’aubergine d’un bon centimètre d’épaisseur chacune (donc pas assez cuite…) avec entre chaque, environ 1,5 cm de fromage de chèvre battu avec de la crème fraiche et de l’ail et des fines herbes. Il a fallu que j’en enlève la moitié, et là encore ça restait totalement écoeurant.
Pour la suite, ça ne s’arrange pas, un filet de sandre trop cuit ou congelé vu qu’il était sec, sec, sec, baignant dans une crème (et non un beurre comme annoncé sur la carte) ou flottaient péniblement des légumes découpés façon nouvelle cuisine années 90 largement trop cuits.
Les serveurs sont hautement désagréables et pose des questions de manière mécanique sans écouter la réponse et pour couronner le tout, le serveur nous met le vin dans un seau à glace alors qu’il sortait déjà du congélateur. MESSAGE IMPORTANT !!!! ON GLACE LES VINS QUAND ILS SONT DÉGUEULASSES !!!! (ou pour ceux qui n’ont pas de palais mais je ne trouve pas de manière poins agressive de le dire)

Mais en constatant l’omniprésence de la crème et du beurre dans tous les plats typique des formations française des années 60, je me suis demandé l’âge du chef. Bingo ! En jetant un regard par le hublot de la cuisine, je constate que sous la toque se trouve un monsieur à l’air renfrogné approchant la soixantaine. Il y a clairement une envie d’innonver sur la carte mais reste à travailler la qualité et la légèreté. Dommage le cadre est vraiment soigné.

Prix = environ 30€/personne

À éviter.

L’herbe rouge – Vallaire

Excellente surprise !!

Au cours de mes nombreuses recherches et pérégrinations autour des AMAP et des producteurs bio, je tombe sur un éleveur qui me redirige sur ce site http://restaurant-herberouge.com/ . Il est indiqué sur la page d’accueil « Restaurant / Bar à vin » annonçant des produits bio dans la mesure du possible (mesure qui reste à déterminer…), des produits frais et locaux. Un tiercé gagnant.

Même s’il mériterait d’être mieux indiqué, depuis la route l’endroit est plus qu’engageant. C’est une très jolie ferme posée au bord d’un petit cours d’eau. Il y a une terrasse couverte et, délicate attention, un peu plus loin un genre de square avec des jouets à bascule pour les enfants qui s’impatienteraient à table. À l’intérieur, c’est une ambiance bistrot revisitée vintage très chaleureuse assorti à l’accueil de la patronne.

La carte est simple (sur une ardoise forcément) mais reste créative. On alterne entre classique et saveur du monde mais sans chichi et comme dans tout bar à vin nous avons pu accompagner notre repas avec une petite bouteille de Chinon 2005 … Pas de commentaire, juste très bon. Comme il est annoncé que tout est frais, j’ai voulu tenter un petit dessert même si mon estomac me criait qu’il était déjà bien rempli. Va pour une île flottante.  la crème anglaise est maison, vanillé juste comme il faut avec la bonne consistance. Un simple régal !

Donc je recommande de venir pour un déjeuner, en famille, histoire de pouvoir profiter du cadre et du grand air. Et il ne faut pas hésiter à consulter leur site puisqu’il y a souvent des activités comme des expos, des concerts ou même des vides-grenier.

Courez-y !!

Restaurant | Bar à vin

l’herbe rouge

VALAIRE
A 15 min entre Blois et Montrichard (41)
Tél 02 54 44 98 14

Confiture express !

Que fait-on avec la rhubarbe du marché quand elle vous regarde depuis 10 jours posées toute seule sur son frigo ?

De la confiture bien sur !!!

J’ai mis dans ma casserole, 5 branches de rhubarbe, des zestes de citrons verts et jaunes, du sucre crystal jusqu’à ce que le mélange ai l’air de morceaux de pâte de fruits et je conclu avec 1 sachet de sucre vanillé par peur de l’acidité.
J’ai fait cuire tout ça entre 15 et 20 min. Le temps de cuisson ne dépend que du changement de phase du sucre donc bien penser au test de la goutte dans une assiette froide.
Attention ! Lorsqu’on sort sa casserole du feu, le sucre reste à une température très élevée pendant un long moment. Ses brûlures sont aussi mauvaises que celles de l’huile.
Une fois prise il n’y a plus qu’à verser le tout dans des bocaux propres, les fermer et les laisser refroidir la tête en bas ce qui permet de faire le vide.

Ça commence en totale improvisation avec un dosage au pif mais impeccable !

Par gourmandise, j’ai voulu testé le jour-même, pas mal mais rien d’extraordinaire mais 2 semaines plus tard les zestes et la vanille avaient eu le temps de bien se diffuser.

On obtient une texture légère, ni trop liquide, ni trop confites et surtout ni trop sucrée.

Expérience à réitérer avec tous les fruits qui vont dans les  confitures, l’important étant le dosage du sucre.

Pas contents !

Ça sent la fin de contrat.

Nous avions bien saisi la démarche avec monsieur Fruit mais les légumes s’y mettent aussi.
Le panier de légumes de cette semaine est clairement un abus ! Preuve à l’appui.
2 salades un peu jeunes
1 botte d’oignons moyennement frais
Presque 2 kg de pommes de terre
1 paquet d’1 kg de lentilles roses

Même si la saison d’été n’est pas encore tout à fait là, pour les plantes en tout cas, je suis sûre (j’espère en tout cas) que les autres paniers de la région sont un peu plus variés que ça. Et c’est sans compter ce pauvre paquet de lentilles qui ne vient même pas des environs.

Pour l’anecdote, j’ai beaucoup aimé le spectacle de l’arnaque des paniers de fruits. Toutes les commandes étaient bien là,  en train d’attendre sagement qu’on viennent les chercher. Elles étaient composés des produits habituels, pommes, bananes, pamplemousse, oranges… N’étant plus cliente, je ne présumerais pas de la fraîcheur mais la scène m’a fait regretter le fait de ne pas disposer d’un appareil photo.
Juste au-dessus de ces jolis petits paniers étaient bien exposés des cagettes de cerises, ananas et autres fruits exotiques. Il n’était bien sur pas question d’en mettre dans les paniers.
Présente ce jour-là, une autre amapienne n’ayant plus de contrat avec le monsieur, lui demande s’il est possible de lui acheter quelques fruits puisqu’elle est à court. Il refuse carrément ! Il prétexte que ce n’est pas un marché…. Sacré farceur !

J’ai l’impression de rater un truc. AMAP veut bien dire « Association pour le maintien d’une agriculture paysanne »?

En adhérant, consom’acteurs ET producteurs s’engagent à un soutien et une transparence. Je ne savais pas que j’apporterais mon soutien au fait de mettre un paquet de lentilles dans une cagette et des fruits pourris dans un panier. J’ai l’impression d’avoir tenu mes engagements  mais le producteur ne devrait-il pas nous dire pourquoi le panier est aussi maigre ?

  • Prendre en compte leurs remarques. Dans le cas où il ne peut satisfaire à leurs demandes, en expliquer les raisons.

La transparence s’est sauvée avec sa copine l’information.

Est-ce même légal de transformer le lieu de distribution en lieu de vente avec des étals ? Dans le cas d’un simple distributeur on s’éloigne de l’idée de « vente à la ferme » qu’est censé apporter l’association.
En quittant l’Ile-de-France, où les AMAP sont littéralement prises d’assaut, avec une liste d’attente digne de celle d’une demande HLM, j’étais ravie de découvrir tous les choix qui s’offraient à nous. Confiante voir naïve j’ai signé les contrats avec les producteurs sans poser les vrais questions et surtout aux bonnes personnes, les adhérents. Si on ajoute les erreurs dans les préparations et le sentiments de jamais être la bienvenue, il semblerait que cette distribution ait scellé la fin de collaboration avec la « gentille AMAP des Bruyères ».

Pour un premier coup d’essai, même s’il semble que notre enthousiasme a complètement éradiqué tout discernement c’est en tombant qu’on apprend et nous continuons à chercher.

AMAP, 1ères impressions

Comme on apprend à connaître un personne, on apprend le fonctionnement de certaines choses.

Ravie de l’inscription, il pourrait y avoir quelques ajustements à faire quant au fonctionnement et au choix des producteurs. Pour commencer, il s’agirait de s’entourer de « producteurs » ou de paysans comme l’indique le « P » dans AMAP et non de distributeur. Le site de l’association annonce que dans un souci de diversité des fruits et de disposer de fruits exotiques dans les paniers, ils avaient pris un distributeur pour partenaire. Donc jusque là rien d’étonnant à ce que le gentil monsieur qui propose les paniers de fruits ne produise rien du tout. Mais nous avons également découvert que le jour de la distribution pouvait se transformer en jour de marché. Monsieur fruit, arrive, installe carrément un étal, sa caisse et sa balance et on fait la queue…

En ce qui concerne le contenu du panier, il est plus que contestable, 1 pomme sur 3 déjà marron à l’intérieur, des bananes noires et des clémentines avec moisissures. Je commence à avoir la certitude que monsieur fruits profite de la pré-vente pour recaser ses fins de série.
Nous attendons toujours les fruits exotiques, ah non, je suis mauvaise, on a eu 2 kiwis la semaine dernière….. no comment.

Déjà présent sur les marchés avec des produits estampillés « ferme bio des Charentes », le monsieur annonce fièrement qu’en avant-gardiste, cette même ferme avait acheté des terres au Maroc.

« Vous vous rendez compte, il ont toujours 2 mois d’avance »

Je me suis retrouvée piégée avec, dans la main, un melon que je croyais charentais et j’apprends qu’il vient d’un pays ou les conditions de production bio sont bien moins surveillées et encore moins respectées. Piégée, voici des méthodes que je n’apprécie pas du tout.
Peut-être me suis-je fait des illusions sur l’état d’esprit de ces associations et que c’est un fonctionnement classique.

Petit bilan au bout d’un bon mois de pratique :

– Les personnes présentes ne sont pas très accueillantes, efficaces mais ils ne manifestent aucune curiosité à l’égard des nouveaux inscrits.
– On peut construire une maison ou se faire arrêter pour port d’arme illégale avec la baguette du boulanger. Baguette d’ailleurs, qu’il facture 1,20€ alors qu’il me semble que le prix de la baguette est toujours réglementé à 0,90 €. Encore des méthodes contestables…
– Le vendeur de fruit est un filou (pour rester polie)
– Les légumes sont très bien mais je suis impatiente d’avoir autre chose que des patates et des poireaux (faut que ça pousse je suppose)
– Lait est bon mais j’aimerais bien avoir d’autres produits dérivés du lait genre beurre, crème….
– Le chèvre frais est très bon
– On attend une commande d’agneau et de poulet, pas de raison que ce soit mauvais, nous sommes confiants…;)

Conclusion, patience est mère de sagesse ! Un démarrage de contrat en tout début de printemps était forcément risqué puisque tout est en train de pousser. Ce soleil abondant a faussé nos envies et du coup nous réclamons des choses qui ne sont pas encore de saison comme des salades de tomates, des concombres, de basilic, de fraise et de pêches mais tous n’existera pas avant le mois de mai/juin. Il faut donc attendre un peu pour voir si les légumes varient un peu. Malgré tout, je repars à l’étude des autres AMAP qui proposent d’autres producteurs et une vie associative dynamique qui rassemble plus les adhérents. Tout cela n’exclut pas une implication plus importante de ma part dans cette AMAP afin d’apporter mon grain de sel, si on veut bien de moi bien sur…

Et pourquoi ne pas tout simplement en créer une de A à Z ? L’idée fait son chemin. Facile à dire, moins facile à faire mais c’est plus que tentant.

À suivre…