Changement de cap suite

Bon début…

Par manque impressionnant d’organisation, le petit périple s’est trouvé légèrement décalé dans le temps. En effet, après avoir fait ma jolie petite carte, je me voyais mal débarquer à l’improviste chez des gens en plein travail. Se servir du téléphone ne fut pas inutile…. Pour aujourd’hui, je m’étais concocté un petit programme bien chargé pour rencontrer un maximum de producteurs et goûter un maximum de produits.
Commençons par le plus loin, les producteurs de chèvres à Nouans-les-Fontaines. Dans un joli hameau composées de quelques fermes en haut d’une petite colline, loin de la route et de toute autre civilisation, je rencontre Alexandra et François Dupont. Loin du cliché local auquel je m’attendais, c’est un couple de trentenaires très sympathique qui sont installés et produisent seulement depuis le début de l’année. En visitant la chèvrerie et me voilà transportée dans une autre époque, je me sens presque dans un épisode d’Heidi. La ferme est typique, un bâtiment en U avec une aile entière consacrée aux biquettes et au laboratoire.
Ça fait un bien fou de rencontrer des gens avec qui la discussion s’engage le plus naturellement du monde en abordant des sujet aussi divers que variés le tout en oubliant la montre. au fil de la conversation, je sens quelque chose qui tire sur mon manteau. Il s’agit de Fripouille qui tente de me grignoter le cordon de mon blouson. Je réalise alors que chaque chèvre a un petit nom et que leurs propriétaires s’en souviennent, enfin surtout Fripouille et Facétie, prédestinées à faire des bêtises.

Sans oublier l’objectif premier, madame m’emmène dans le labo pour visiter et me montrer les différents fromages. Quoi dire ? C’est rutilant ! Après un petit tour des frigo, enfin chambre d’affinage, je choisi une faisselle et un crottin relativement fait pour la somme modique de 4,20€ et nous repartons sur une longue discussion.
Je fini tout de même par regarder ma montre et elle m’indique qu’il ne me reste que le temps d’aller voir le boulanger à Pouillé.

Dans une maison du centre ville, Olivier Marty et sa famille ont installé une petite « boutique » dans leur entrée. Ils sont présents sur le marché d’Amboise le dimanche et à la Biocoop de Blois (malheureusement plus à Montrichard, on cherchera pourquoi plus tard). L’expérience est beaucoup plus brève puisqu’il y a du monde. Un dame charmante me propose ce qu’il reste et à l’odeur, ça sort du four. Je prend donc 1 pain demi complet et un pain raisin noisette. SUCCÈS, les 2 sont très bon et bien loin du matériau de construction de Vallières.

Il est tard, on remet le reste de la visite à plus tard.

Donc pour l’instant, en espérant que la qualité soit constante sur les 2 produits, je signe de suite !! Avis aux amateurs.

Pour une petite dégustation, je suggère du pain raisin-noisette avec le chèvre affiné et une rondelle de saucisson, ça le fait!

Changement de cap…

Pas 2 fois !

Afin de ne pas répéter même la chanson qu’avec l’AMAP des bruyères, je me lance dans l’exploration des AMAP des environs. Après maintes et maintes recherches peu fructueuses à cause des distances ou du manque de diffusion d’information en ligne, quelques part perdu sur un annuaire, je tombe sur l’AMAP des 2 rives à Civray-de-Touraine.
Ils n’ont pas encore de site, uniquement des apparitions dans les brocantes des alentours et une excellente réactivité aux e-mails. Je reçois donc un super fichier excel qui contient les contrats, les calendriers de distribution ainsi que les coordonnées de tous les producteurs membres.
En mode promenade sur un vide-grenier, je rencontre une personne de l’AMAP qui me décrit ses produits et son fonctionnement. Emballée je suis !

La dernière fois, mon enthousiasme m’avait fait oublier de poser les bonnes questions aux bonnes personnes. Aujourd’hui je trace une feuille de route et décide de rendre une petite visite aux producteurs pour voir de mes yeux ce qu’ils proposent.

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Afficher Plan de route AMAP 2 rives sur une carte plus grande

En avant Guingan !
Début de tournée prévue demain le 16.

Pas contents !

Ça sent la fin de contrat.

Nous avions bien saisi la démarche avec monsieur Fruit mais les légumes s’y mettent aussi.
Le panier de légumes de cette semaine est clairement un abus ! Preuve à l’appui.
2 salades un peu jeunes
1 botte d’oignons moyennement frais
Presque 2 kg de pommes de terre
1 paquet d’1 kg de lentilles roses

Même si la saison d’été n’est pas encore tout à fait là, pour les plantes en tout cas, je suis sûre (j’espère en tout cas) que les autres paniers de la région sont un peu plus variés que ça. Et c’est sans compter ce pauvre paquet de lentilles qui ne vient même pas des environs.

Pour l’anecdote, j’ai beaucoup aimé le spectacle de l’arnaque des paniers de fruits. Toutes les commandes étaient bien là,  en train d’attendre sagement qu’on viennent les chercher. Elles étaient composés des produits habituels, pommes, bananes, pamplemousse, oranges… N’étant plus cliente, je ne présumerais pas de la fraîcheur mais la scène m’a fait regretter le fait de ne pas disposer d’un appareil photo.
Juste au-dessus de ces jolis petits paniers étaient bien exposés des cagettes de cerises, ananas et autres fruits exotiques. Il n’était bien sur pas question d’en mettre dans les paniers.
Présente ce jour-là, une autre amapienne n’ayant plus de contrat avec le monsieur, lui demande s’il est possible de lui acheter quelques fruits puisqu’elle est à court. Il refuse carrément ! Il prétexte que ce n’est pas un marché…. Sacré farceur !

J’ai l’impression de rater un truc. AMAP veut bien dire « Association pour le maintien d’une agriculture paysanne »?

En adhérant, consom’acteurs ET producteurs s’engagent à un soutien et une transparence. Je ne savais pas que j’apporterais mon soutien au fait de mettre un paquet de lentilles dans une cagette et des fruits pourris dans un panier. J’ai l’impression d’avoir tenu mes engagements  mais le producteur ne devrait-il pas nous dire pourquoi le panier est aussi maigre ?

  • Prendre en compte leurs remarques. Dans le cas où il ne peut satisfaire à leurs demandes, en expliquer les raisons.

La transparence s’est sauvée avec sa copine l’information.

Est-ce même légal de transformer le lieu de distribution en lieu de vente avec des étals ? Dans le cas d’un simple distributeur on s’éloigne de l’idée de « vente à la ferme » qu’est censé apporter l’association.
En quittant l’Ile-de-France, où les AMAP sont littéralement prises d’assaut, avec une liste d’attente digne de celle d’une demande HLM, j’étais ravie de découvrir tous les choix qui s’offraient à nous. Confiante voir naïve j’ai signé les contrats avec les producteurs sans poser les vrais questions et surtout aux bonnes personnes, les adhérents. Si on ajoute les erreurs dans les préparations et le sentiments de jamais être la bienvenue, il semblerait que cette distribution ait scellé la fin de collaboration avec la « gentille AMAP des Bruyères ».

Pour un premier coup d’essai, même s’il semble que notre enthousiasme a complètement éradiqué tout discernement c’est en tombant qu’on apprend et nous continuons à chercher.

Jardinière

C’est bien les légumes aussi !!

Dans mes jolies cagettes de l’AMAP, j’avais pas mal de restes.

Navets, carotte, poireaux, oignons frais.

Je fais une petite brunoise avec les carottes et les navets (découpe en dés) et je hache finement les oignons et poireaux.
Un trait d’huile d’olive dans le fond de ma cocotte et je fais revenir le tout petit à petit.
Le truc qui change tout, en plus d’un peu d’eau, j’ai un reste de jus du gigot pascal, j’en jette une bonne dose et je fais mijoter pendant 15 minutes.

Voilà !

Soupe

Une simple soupe, quoi de mieux pour ne pas jeter les légumes un peu défraîchis …
Dans mon panier j’avais, des carottes, des pomme de terre, des poireaux, des radis roses (les gros ronds) et dans celui de la semaine d’avant il me restait, des vieux poireaux et 2 carottes très ramollies. J’entreprends un sauvetage.
Je lave et épluche les poireaux et les carottes abimés ainsi que les fanes des radis qui sont énormes. Il faut les laver plusieurs fois car en plus du sable, elles ont un petit duvet semblable à celui des fraises, pas très agréable sous la dent. Je place le tout avec 3 pommes de terre dans un fait-tout avec une bonne pincée de gros sel, du thym et 2 feuilles de laurier. Recouvrir d’eau, mettre à cuire et aller se promener (ou ramoner la chemin, c’est comme on veut..;-)). Pour mixer, pour ma part, j’enlève les feuilles de laurier, ce n’est pas très digeste.

Hop! Il y en a maintenant pour un régiment et en plus c’est bon. Contrairement à la fane de carotte, la fane de radis donne un goût légèrement sucré, idem pour celles du navet.

Carottes rappées

Ça paraît idiot de publier une recette de carottes rappées mais en fait un assaisonnement et un assemblage change tout !
Je rappe soigneusement mes carottes sans y laisser des morceaux de doigt au passage (pas si facile que ça !).
Parce que des carottes toutes seules ça fait souvent des gros paquets impossible ou désagréable à mâcher, j’y ajoute quelques feuilles de batavia coupées en lanières, du persil haché.
Pour l’assaisonnement, rien que quelques gouttes de sauce de soja (bio, disponible dans les biocoop et boutique bio) et un peu d’huile d’olive.

Ta dah!!

Servir sur une petite tranche de pain grillé avec une rondelle de buchette de chèvre frais et c’est gagné. (il faut dire bûchette car nous ne somme pas dans l’AOC Sainte-Maure….)

AMAP ATTACK !!

Oh yeah !

Loin d’être des khmers verts, nous sommes extrêmement soucieux du fait que nos aliments n’ait pas traversé la planète avant d’arriver dans nos assiettes et ne soient pas imbibés de pesticides et autres produits toxiques. Donc nous voilà enfin inscrits dans une AMAP ! Nous avions bien tenté en région parisienne, mais il semblerait que la liste d’attente soit plus longue que pour un HLM.

Donc tous les lundis, nous allons chercher nos petits paniers (en chantant la la la schtroumpf lala…. ) qui contiennent, des oeufs, du pain, du fromage de chèvre (la Touraine ne connait pas encore la vache), des fruits et des légumes et bientôt de la viande.
Il y surement un côté psy énorme mais j’avoue que rien qu’au niveau des pommes de terre, c’est incomparable. Je reprend du plaisir à manger des poireaux vinaigrette !

Le seul point négatif serait l’accueil. Les membres actifs de l’association ont été gentils mais pas très curieux de connaître les nouveaux. Aucune activité ni atelier ni rencontre n’est prévu pour que les membres fasse connaissance avec les autres membre et surtout avec tous les producteurs. Peut-être qu’ils nous attendaient pour organiser ça ? Et pourquoi pas !

Plan d’attaque
Tout d’abord il s’agira de développer le carnet de recette AMAP. De la salade la plus simple à des recettes plus élaborées, je vais tenter chaque semaine de faire partager mes essais culinaires AMAPienne. 2 grandes catégories seront représentées, il y aura les trucs bien et les choses curieuses qui sont peut-être jolies mais avec un gros warning « danger » qui clignote au-dessus !

Dans un second temps, nous allons proposer à l’association d’organiser une rencontre avec tous les membres autour d’une dégustation, de recettes ou de vin ou autre produit disponible parmi les producteurs.

Advienne que pourra

Dans la redécouverte des goûts des fruits et légumes, il y a déjà quelques « recettes » de base disponible dans l’AMAPienne. Ne lancez pas de cailloux tout de suite …. 😉