Le crépiot – Saint-Aignan

Chouette !

C’est un bonheur pour les yéyés nostalgiques, et un très bon moment pour les autres. En moins de 10 secondes, on est dans l’ambiance, typique avec son vieux parquet, ses poutres apparentes, et chaleureuse avec les photos de 30 ans d’habitués au mur, des livres, des bouteilles, des jeux d’echecs, des 45 tours des années 60, sans oublier les bancs en chêne massif réalisés par le patron…

La bande-son me ramène dans l’autoradio de ma mère avec les chaussettes noires et Mike Brant. Nous admirons une carte simple, efficace un peu datée dans le style de plats mais c’est ce que l’on vient chercher dans ce genre de restaurant.

Je salive d’avance en lisant « Terrine maison, recette de ma maman » et « andouillette artisanale frites maison ». Et j’avais raison ! La terrine est tout simplement délicieuse quant à l’andouillette c’est juste ce qu’il me fallait. Petit bémol sur le frites qui semble beaucoup trop calibrées avec l’intérieur ramolli pour être maison. Il en est de même pour les desserts, les tartes ne sont pas « du chef » me confirme la serveuse.

Verdict : Très agréable malgré les erreurs de « tout-fait »

Le trouver sur une carte

L’arôme – Tours

Bonne surprise

À Tours, il semblerait que toutes les bonnes adresses de restaurants se situent rue Colbert.

La carte à l’entrée annonce un genre légèrement prétentieux limite vieille France mais une fois à l’intérieur il se laisse totalement oublier. La décoration est d’actualité entre gris et vert acidulé mais pas surchargée et le mobilier bistrot style fin 19eme est bien choisi.

Au menu :
– Snackée de Gambas avec crème de carotte et cannelloni de joue de boeuf avec purée de fèves
– Asperge avec oeuf, lard et légère mayonnaise et mignon de porc

Tout a été à la fois délicieux et surprenant, un mariage parfait de fraîcheur et d’onctuosité, de saveur et de saisonnalité. Enfin un restaurant dont on ne sort pas en disant « j’aurai pu faire pareil à la maison ».

Le service et le conseil en vin vont de pair avec le reste. Tout est impeccable sans être glacial ni pompeux !

En creusant un peu sur le lieu, on trouve les informations qui permettent de savoir d’où provient ce professionalisme.
Mickaël Téluk et Jérôme Lavaissière ont travaillé tous deux au Bistrot de la Tranchée, l’annexe gourmande et peu chère de la Maison Barrier. Le premier est formé à l’Astor à l’époque de Joël Robuchon, le V avec Philippe Legendre, Senderens au Lucas-Carton, connu pour mitonner des choses fines et légères au gré du marché, tandis que le second, qui fut sommelier chez Guy Savoy au Bistrot d’Eygalières, propose les vins de son cœur, beaucoup en bio et de Loire, mais pas seulement.

Conclusion, faut y aller !!!

Prix à partir de 13,5 € mais en se détendant un peu tirent plus sur les 45 € (avec le vin évidemment)

La gerbe d’or – Loches

Pfffff, et un de plus !!

Et oui encore un attrape-touristes ou le cadre et la décoration sont bien mieux soignés que les clients et ce qu’il y a dans leurs assiettes. C’est pas parce qu’on a vu tous les master chef qu’on est bon en cuisine ou en création.

Le week-end précédent étant relativement chargé, je m’oriente plus volontier vers des plats moins gras, en apparence en tout cas. Mille-feuilles d’aubergine et fromage de chèvre. Rien ne présageait de l’horreur qui allait se présenter devant moi. Il s’agissait de 3 rondelles d’aubergine d’un bon centimètre d’épaisseur chacune (donc pas assez cuite…) avec entre chaque, environ 1,5 cm de fromage de chèvre battu avec de la crème fraiche et de l’ail et des fines herbes. Il a fallu que j’en enlève la moitié, et là encore ça restait totalement écoeurant.
Pour la suite, ça ne s’arrange pas, un filet de sandre trop cuit ou congelé vu qu’il était sec, sec, sec, baignant dans une crème (et non un beurre comme annoncé sur la carte) ou flottaient péniblement des légumes découpés façon nouvelle cuisine années 90 largement trop cuits.
Les serveurs sont hautement désagréables et pose des questions de manière mécanique sans écouter la réponse et pour couronner le tout, le serveur nous met le vin dans un seau à glace alors qu’il sortait déjà du congélateur. MESSAGE IMPORTANT !!!! ON GLACE LES VINS QUAND ILS SONT DÉGUEULASSES !!!! (ou pour ceux qui n’ont pas de palais mais je ne trouve pas de manière poins agressive de le dire)

Mais en constatant l’omniprésence de la crème et du beurre dans tous les plats typique des formations française des années 60, je me suis demandé l’âge du chef. Bingo ! En jetant un regard par le hublot de la cuisine, je constate que sous la toque se trouve un monsieur à l’air renfrogné approchant la soixantaine. Il y a clairement une envie d’innonver sur la carte mais reste à travailler la qualité et la légèreté. Dommage le cadre est vraiment soigné.

Prix = environ 30€/personne

À éviter.